Le président de la FNSEA, de passage en Gâtine, réaffirme son soutien aux bassines et appelle l'Etat à les financer


10 mars 2026

Ce mardi 10 mars 2026, le président national de la FNSEA est venu en Gâtine. Arnaud Rousseau était présent pour l'assemblée générale du syndicat agricole au niveau départemental. À cette occasion, il a réaffirmé sa position sur les bassines et sa volonté que l'État finance ces projets.

Les adhérents de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, la FNSEA des Deux-Sèvres, se sont réunis pour leur assemblée générale mardi 10 mars 2026 à la salle Alauna de Secondigny. En termes d'effectifs, la branche départementale recense 1845 adhérents. Chaque année, elle perd une vingtaine d'adhérents à cause "de départs à la retraite", précise Jean-Baptiste Rasillard. Le syndicat devait réélire son conseil d'administration. Aussi, le président national, Arnaud Rousseau, est venu à la rencontre de la FNSEA locale. Depuis trois ans à la tête du syndicat agricole, il brigue un nouveau mandat en vue des élections à la mi-avril. 

"Pour l’industrie, pour le nucléaire, pour l’agriculture, pour les réserves à incendies, nous aurons besoin de stocker plus d’eau." Sur le long terme, Arnaud Rousseau, le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, la FNSEA, réaffirme son soutien aux bassines. "On a besoin de l'accompagnement public pour avoir des projets d'envergure", exprime aussi le président en quête d'investissements de l'État pour développer les réserves d'eau. Arnaud Rousseau attend donc les prochaines élections présidentielles pour savoir quelles seront les prises de position à ce propos.

LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT INQUIÈTE

Le sujet de l'eau, prégnant dans le département, n'est pas le seul objet de préoccupation du syndicat agricole. Jean-Baptiste Rasillard, le président de la branche départementale, a évoqué la lutte contre l'accord du Mercosur. "On a eu des avancées, mais avec des reculades, parce qu'au niveau de la Commission européenne, on se fout un petit peu de nous.", résume l'élu. "La guerre au Moyen-Orient depuis une semaine" l'inquiète aussi. Le prix du gazole non routier, celui que les agriculteurs utilisent, "a augmenté de 300 à 400 euros pour les 1000 litres", précise Jean-Baptiste Rasillard.

La FNSEA ne semble pas prévoir de manifestations ou d'actions coup de poing pour lutter. Des moyens d'agir fortement utilisés cet hiver par la Coordination rurale. "Le combat, il se mène à Bruxelles auprès des eurodéputés", soutient Arnaud Rousseau. "On n'a pas vu la Coordination rurale quand on a manifesté le 18 décembre dernier à Bruxelles", pointe du doigt le président du syndicat agricole.

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