"On arrive dans la rupture" : les sapeurs-pompiers des Deux-Sèvres vont faire grève


04 septembre 2026

Manque de moyens, manque de personnel, manque de prise de conscience du changement climatique et de leurs difficultés, les sapeurs-pompiers sont à bout. Au niveau national, les syndicats ont déposé un préavis de grève du 8 septembre au 20 octobre.

Dans les Deux-Sèvres, le constat fait à l’échelle nationale est le même : les moyens manquent chez les sapeurs-pompiers et, plus que les moyens, la prise de conscience du réchauffement climatique. "Les véhicules qui devaient être achetés par l'État, ils ont été remplacés. Il n'y en a pas eu en plus", déplore Sébastien L'Hériteau, adjudant-chef à Niort et représentant du premier syndicat de la profession, la FA/SPP. "On arrive à la rupture", ajoute-t-il.

Les agriculteurs compensent le manque de matériel

Sur les incendies dans les Deux-Sèvres, les agriculteurs étaient présents avec des citernes à lisier transformées en citernes à eau. "Ils ont du matériel que l'on n'a pas", affirme le sapeur-pompier professionnel. Sébastien L'Hériteau salue le soutien des agriculteurs et voudrait l'optimiser en les aidant à s'organiser sur les interventions.

Sapeur-pompier : un métier pas assez reconnu, d'après le syndicat

Parmi les réclamations que font les sapeurs-pompiers auprès de l'État, il y a plus de reconnaissance. Cela passe notamment par la qualification du métier comme "insalubre". Une catégorie qui regroupe les métiers qui nuisent à la santé, à cause de la saleté, des microbes, des produits chimiques ou de la pollution. Cette reconnaissance permettrait aux sapeurs-pompiers d'être éligibles à une prime de risque et d'insalubrité, ainsi qu'à une majoration des heures travaillées.

Les pompiers professionnels iront présenter leurs revendications lors de la  journée d'action de la fonction publique, le 29 septembre à Paris.

Sony BERGER

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