"1 personne sur 4 est touchée par un trouble psychique au cours de sa vie" : en voiture Psymone, le bus, qui sensibilise sur la question de la santé mentale


02 juin 2026

Vendredi 29 mai, la "voiture Psymone" faisait son dernier arrêt à Parthenay après un périple de onze jours à travers tout le département des Deux-Sèvres, pour sensibiliser à la santé mentale.

En voiture Psymone ! Derrière ce jeu de mot, se cache un projet itinérant pour alerter sur la santé mentale. Sur des marchés, dans des écoles, le véhicule itinérant nommé Psymone, en réalité un bus aménagé, à fait le tour du département, et s’est arrêté vendredi dernier, au campus des Projets de Parthenay, pour l’ultime étape de son périple. "On a rencontré plus de 700 personnes" confie Nadine Béal, déléguée départementale de l’Unafam (Union nationale des amis et familles de personnes malades et/ou handicapées psychiques).

Développé il y a 5 ans, le projet à fait des petits et se développe ailleurs en France. "On est fiers. Il se déploie en Nouvelle-Aquitaine, notamment en Gironde, et même au-delà. En région PACA c'est parti aussi, comme en Occitanie" énumère la déléguée départementale. En 5 ans, les membres des différentes associations et structures qui ont rejoint le projet ont constaté une vraie évolution. "Il y a urgence. On est passé de 1 personne sur 5 à 1 personne sur 4 touchée au cours de sa vie par un trouble psychique. Dans ces 25%, il y a 41% de jeunes qui sont touchés. Ca peut juste être des périodes d'angoisse, mais si ce n'est pas dépisté précocement, le risque c'est que le déni s'installe" prévient Nadine Béal.

Derrière se met en place un sombre enchaînement : décrochage scolaire, désinvestissement des parents, du système éducatif, déscolarisation.  Comment expliquer cette augmentation ? "Je n'ai pas de réponse toute faite" répond prudemment la déléguée départementale, mais "on peut imaginer que ce mal être vient du contexte environnemental, de la crise économique, de la précarité, des écrans, des réseaux, du rythme scolaire. Les jeunes ont aussi eu du mal à se sortir de de la période du COVID".

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Pour alerter sur certains préjugés tenaces autour des maladies psychiques, l’Udaf, l'Union Départementale des Associations Familiales, met en place des outils ludiques, comme un "arbre des préjugés".  D’un côté de la feuille, l'idée reçue, de l’autre la réalité, "qui s'appuie sur des chiffres, et des témoignages de personnes" précise Sonia Turpeau, animatrice Psymone, et salariée de l'Udaf.  "Dans les Deux-Sèvres plus de 12 000 personnes ont des troubles sévères et persistants" précise l’Unafam. Elles sont accompagnées par 35 000 personnes au quotidien.

Sony BERGER

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