Deux-Sèvres : la Capeb défend les petits artisans du bâtiment depuis 60 ans


01 juin 2026

La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) des Deux-Sèvres fêtait ses 60 ans, vendredi 29 mai, au domaine des Loges de Parthenay. De quoi jeter un coup d'œil dans le rétro, sans oublier de regarder droit devant vers l'avenir.

"C'est un grand syndicalisme". Voilà comment Ophélie Bernard, 1ère vice-présidente à la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) résume les 60 ans d'existence de la branche locale de l'organisation. "Aujourd'hui on est un syndicat qui défend les artisans, représenté par des artisans. L'ensemble des élus à la CAPEB ont une entreprise. Ils ne sont pas déconnectés de la réalité" appuie Mickael Berthelot, président de la Capeb 79. Le syndicat "mise sur la force du collectif" et incite toujours plus ses 550 adhérents à "ne pas s'isoler", dans un contexte particulièrement compliqué. En décembre dernier, les artisans du bâtiment se sont mobilisés à Niort pour dénoncer les conséquences de l'incertitude au sommet de l'Etat, et une concurrence jugée déloyale. "En Nouvelle-Aquitaine, il y a 45 à 50% des entreprises qui ne comptent qu'un artisan. Le fait d'être adhérent à la Capeb, ça permet à un adhérent qui est en difficulté mentale ou autre, de pouvoir s'appuyer sur un réseau et de ne pas tout garder pour lui" explique Jean-Yves Labat, président de la Capeb Nouvelle-Aquitaine. 

"Une entreprise avec 50 salariés pèse plus que 50 entreprises avec un salarié"

Autre combat, plutôt national, celui de la représentativité au sein des différents organismes comme l'URSSAF ou les centres de formation. Président officiel depuis un an (après un intérim de six mois), Mickael Berthelot souhaite redonner sa place au chef d'entreprise. "Un salarié à plus de poids dans la balance qu'un chef d'entreprise. Ce qu'on demande à la Capeb, c'est qu'un salarié pèse autant qu'un chef d'entreprise" revendique le président.. Assise à côté de lui à l'occasion de ce point presse, Ophélie Bernad traduit : "Une entreprise avec 50 salariés pèse plus que 50 entreprises avec un salarié". Défendre les petites entreprises, c'est le combat que mène la Capeb depuis ses débuts, mais avec cette représentativité, "c'est là ou le bas blesse, si on garde ces calculs, on n'a pas de poid de parole, on n'est pas écouté et on n'est pas défendu" explique la vice-présidente.

L'enjeu est "majeur" surtout au niveau des centres de formations, les petites entreprises représentent 92% des entreprises du bâtiment, "on forme 80% des apprentis, si on n'a pas droit au chapitre, il y a un malaise quelque part" conclut Jean-Yves Labat.

Sony BERGER

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