28 avril 2026
Samedi dernier, les délégués départementaux de l'Éducation nationale (DDEN) se sont réunis en assemblée générale. Une réunion traditionnellement implantée à Mazières-en-Gâtine : une commune qui illustre l'état des écoles en ruralité deux-sévrienne.
Ils sont un peu plus d'une centaine à parcourir les écoles maternelles et primaires des Deux-Sèvres. Les délégués départementaux de l'Éducation nationale sont nommés pour veiller aux bonnes conditions de vie des enfants à l'école et autour de l'école. Le constat que retirent les délégués en ruralité est morose. « A Mazières-en-Gâtine, deux classes ont fermé », indique Serge Pacaud, délégué départemental volontaire depuis plus de vingt ans. La commune est prise comme exemple de l'état des écoles maternelles et primaires dans le département. La baisse du nombre d'élèves est en cause. Le délégué a néanmoins un peu d'espoir et indique que les prévisions sont en hausse.
Un manque de personnel
En plus de la baisse du nombre d'élèves, les enseignants manquent, toujours d'après les délégués départementaux de l'Éducation nationale. « Il nous faudrait davantage de maîtres », constate Serge Pacaud. Sans oublier, « les médecins scolaires, l'infirmière scolaire qui nous a plus ou moins été supprimé depuis un certain nombre d'années », déplore aussi le représentant. Le phénomène concerne les établissements au niveau national, vu les alertes lancées par les syndicats des infirmières scolaires.
L'avenir incertain du collège de Mazières-en-Gâtine
Le maire de la commune accueillante, Bruno Billerot, était présent pour l'assemblée générale des délégués de l'Éducation nationale. Il défend bec et ongles le collège Roger Thabault, à Mazières-en-Gâtine, qui pourrait être rayé de la carte. En 2023, le Plan collège 2050 porté par le Conseil départemental a lancé un moratoire sur la suppression de l'établissement aux 240 élèves. « On a une prévision dans le [nombre d'] élèves qui est en augmentation jusqu'en 2030 », assure l'édile. Les chiffres du Département, au contraire, anticipent un nombre d'élèves qui passerait sous la barre des 200 d'ici 2032.
Notre correspondant Serge HENRY, avec Alice LEJEUNE

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