28 juillet 2026
L'Office Français de la Biodiversité (OFB) contribue à l'observation des cours d'eau dans les départements français. Dans les Deux-Sèvres, le niveau des cours d'eau est historiquement faible, entraînant des conséquences sur les milieux aquatiques et sur la faune terrestre.
Les canicules s'enchaînent depuis mai, la quatrième est déjà annoncée à partir de ce mardi 28 juillet dans les Deux-Sèvres et partout en France. Depuis 2020, l'Office Français de la Biodiversité (OFB), établissement public, œuvre pour la préservation des milieux aquatiques, la préservation de la biodiversité et le respect des règles liées aux contraintes environnementales. L'OFB résulte de la fusion de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). "En ce moment, on est extrêmement vigilant sur la ressource en eau. Ça se traduit par beaucoup plus de contrôles sur le terrain en matière de contrôle de l'irrigation" annonce Luc Texier, chef de service départemental adjoint. Patch "Police de l'Environnement" sur le polo, Luc Texier et la douzaine d'agents, à l'année,"vérifient que les dérogations accordées par les services de l'Etat sont bien respectées". Sur les secteurs en crise, l'OFB réalise des contrôles "2 à 3 fois par semaine". "Jusqu'à maintenant, dans la grande majorité des cas, les arretés sont respectés".
Luc Texier, sur le logiciel Onde, plateforme de suivi des écoulements des cours d'eau en période estivale
Des niveaux historiquement faibles
"On est sur une sécheresse hydrique extrêmement importante" explique celui qui est d'abord entré à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en 1992. Grâce au logiciel Onde, mis en place par l'OFB en 2012, les chiffres permettent de constater "qu'au 8 juillet lors du dernier passage, on avait 39 points d'écoulement en assec, ou en rupture,sur 56". Avec le peu d'eaux tombées dans les Deux-Sèvres depuis le passage de début juillet, les prochains relevés ne poussent pas à l'optimisme. "On aura une note encore plus dégradée, prévient Luc Texier, on avait une note de 3,39 sur 10 le 8 juillet, c'était déjà un record pour la saison, historique par sa précocité".
Quelles conséquences sur la biodiversité ?
Cette sécheresse à des impacts bien visibles sur la biodiversité. Sur le milieu aquatique, "on constate deux phénomènes". Le premier, "la fragmentation de l'eau". L'eau ne circule plus, par conséquent, des poches d'eau se forment "avec des poissons qui restent coincés dedans". Dans cette situation, une pêche electrique "de sauvetage" est organisée, généralement par la Fédération de Pêche des Deux-Sèvres, pour déplacer les poissons plus en aval. Deuxième phénomène, la détérioration de la qualité de l'eau. Ce phénomène favorise le développement des cyanobactéries, "dont certaines peuvent être mortelles pour l'être humain".
Pour la faune terrestre, le manque d'eau modifie aussi tout l'équilibre de la nature. "L'absence de rosée du matin, et de gros problèmes de disponibilités d'eau pour la vie de la faune migratrice et sédentaire, comme les perdrix, les faisans, les lièvres" sont constatés sur le terrain par l'OFB. "C'est un gros gros problème" assure Luc Texier. Les chevreuils sont aussi touchés, ils modifient leurs comportement, sortant beaucoup plus la nuit que le jour. "Quand on manipule des chevreuils sur des années ou il y a des chocs hydriques très importants, leurs squelettes est plus fragiles" conclut-il.
Légende : photo d'illustration / Les locaux départementaux de l'Office Français de la Biodiversité, lors d'une manifestation agricole en février dernier
Sony BERGER

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