Nous sommes au bord du Thouet ce vendredi 9 octobre au matin, avec des membres du GEM, le groupe d’entraide mutuelle Le Vent de l’espoir à Parthenay. À Saint-Loup-Lamairé, une grosse dizaine de personnes en situation de fragilité psychique s’apprête à enregistrer des sons liés à l’eau. Pour ça, ils embarquent sur un canoë guidé par un membre du Syndicat mixte de la vallée du Thouet (SMVT). "Ce partenariat, ça permet de créer du lien et de faire se rencontrer des publics qui n'ont pas l'habitude d'échanger", souligne l'une des animatrices du GEM, Sarah Lefort.
La nature comme moyen de faire du lien
Lucie Malbosc est musicienne, autrice, compositrice et interprète. Elle accompagne aussi le groupe, armée de son enregistreur. L'artiste, spécialisée dans la musique électronique et électro-acoustique, aimerait "ne pas créer une carte postale sonore clichée, mais modifier les sons éventuellement".
Pour le collectif, l’expérience va durer jusqu’en juin 2027. Les immersions sonores vont s’intéresser à l’eau, mais aussi au feu, à la terre et à l’air. Les collectages vont s’égrener du côté de Bressuire, Niort et Parthenay pour créer ces cartes postales sonores de 15 à 30 minutes. L’épisode tiré des bords du Thouet à Saint-Loup-Lamairé sera restitué mardi 8 décembre en début de soirée à Bressuire, avec l’une des salles du collectif, Boc’Hall.
Alice LEJEUNE