Lycéens, gilets jaunes, syndicats, ou encore partis politiques se sont rassemblés ce samedi 17 octobre. Le mouvement national a compté 800 000 personnes, d'après les organisateurs ; 550 000, d'après le ministère de l'Intérieur. Delphine Batho, députée des Deux-Sèves, mais aussi, Nathalie Lanzi, cheffe de file du Parti socialiste, ont dénoncé les "violences commises". Le secrétaire général de l'union départementale de la CGT, David Bodin, revient sur les mobilisations dans les Deux-Sèvres. Pas facile de comptabiliser, mais on estime qu'environ 1 750 personnes se sont réunies au total à Niort, Parthenay, Bressuire et Thouars. Le représentant du syndicat a défilé dans le cortège niortais.
La CGT, elle a soutenu la mobilisation sans l'organiser, c'est ça ?
"C'est tout à fait ça. C'est un mouvement citoyen où on n'a pas envie de dire qu'on récupère, pourtant c'est nos revendications. Donc, effectivement, on va les porter collectivement. C'est un soutien, aussi une habitude d'organiser des manifestations, donc on va regarder à gérer la circulation : aider à ce que le mouvement puisse s'exprimer."
Concrètement, qu'est-ce qui s'est passé ce week-end dans les Deux-Sèvres ?
"À Bressuire, Thouars et Parthenay, on a noté plutôt des rassemblements avec des moments où il y avait du mouvement. Des rassemblements plutôt sur des ronds-points ou sur des lieux symboliques. À Niort, par contre, la mobilisation a été très mobile : une belle manifestation. On a été agréablement surpris, parce que les personnes qui sont arrivées directement le matin et ceux qui ont rejoint à 14h, on a dénombré un peu plus de 2 000 personnes à Niort."
Qu'est-ce que vous demandez à l'État ?
"On demande à ce qu'il y ait une vraie discussion. Hier soir, Emmanuel Macron a renvoyé les dits pacifistes à un dialogue social local. Cela n'existe plus. C'est lui-même qui l'a détruit. Aujourd'hui, il faut que les gens soient écoutés. La majorité des gens ont voté, ces derniers temps, dans des élections politiques et Emmanuel Macron a continué sa politique d'austérité sans entendre la colère sociale qui s'exprimait dans les urnes aussi."
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"La révolution, c'est maintenant", voilà le slogan d'une pancarte brandie dans le cortège niortais. La CGT est-elle dans cette optique ?
"La CGT, c'est un mouvement qui revendique de faire tomber le capitalisme. Donc oui, si la révolution, c'est maintenant, pourquoi pas, mais on reste pragmatique. Là, pour l'instant, la population n'est pas assez en mouvement pour imaginer une révolution. L'important, c'est que les revendications puissent être exprimées et, surtout, d'y trouver une solution. Nous, on dit : il y a énormément de richesses en France. Il n'y en a jamais eu autant. Le problème, c'est la répartition."
Une réunion intersyndicale à Niort est prévue ce lundi matin, à 10h, pour décider des points de rassemblement dans les Deux-Sèvres le 5 novembre prochain, à la rentrée scolaire.
Alice LEJEUNE