Le mouvement national, lancé par certains lycéens d'Île-de-France, est suivi ce jeudi 1er octobre par les établissements parthenaisiens. À Bressuire aussi, des élèves se mobilisent. Du côté de la Gâtine, 200 lycéens se sont rassemblés à l'entrée du lycée Pérochon à Parthenay. Une trentaine d'élèves du lycée des Grippeaux, non loin, ont pris part à la mobilisation. Le proviseur de Pérochon et les CPE ont été prévenus en amont. La municipalité a pris ses précautions : elle a enlevé les poubelles aux abords du lycée. Dans d'autres établissements, certains de ces objets ont servi à bloquer les entrées ou ont été dégradés. L'ambiance est "bon enfant" sur place et les manifestants ne bloquent pas l'accès au lycée.
À midi, "la tension est subitement montée d'un cran", écrit notre confrère de la Nouvelle République. Un fumigène a été craqué par un garçon qui serait venu de Bressuire, et des lycéens contre cette pratique ont tenté d'éloigner les auteurs des faits. L'un d'eux a sorti un couteau.
Une colère vive envers le gouvernement
Sur les réseaux sociaux, les jeunes se sont organisés ces derniers jours pour être écoutés. Beaucoup avaient une pancarte à la main, dès 7h30. "Mettez vos déchets à la poubelle, pas au gouvernement" ou "Le gouvernement préfère l'argent à l'éducation de vos enfants", pouvait-on lire. Et, dans la foule, une affiche choc : le drapeau de la France "qui est brûlé par le RN et ça devient le drapeau nazi, parce que si le RN passe, ça va vraiment être comme l'Allemagne nazie en 1933", précise son auteure. Les pancartes et chants antifascistes illustrent l'inquiétude des lycéens vis-à-vis de la montée du Rassemblement national et de l'élection de Marine Le Pen en 2027.
Solidarité avec les lycées "dans des conditions déplorables"
D'autres revendications, en lien avec les lycées, surgissent : "Parcoursup, c'est de la merde. On est gérés par un algorithme, un robot. C'est pas des humains qui nous jugent", déplore une manifestante. Et ce n'est pas tout : "Les profs qui sont sous-payés, les AED (ndlr, assistants d'éducation) aussi. Ça, c'est plus possible non plus", scande une lycéenne. Louise, elle, a décidé de manifester aujourd'hui "surtout en solidarité avec les autres établissements qui sont dans des conditions vraiment déplorables et insalubres".
Les quelque 200 manifestants prévoyaient ce matin de se déplacer à l'entrée du lycée des Grippeaux, toujours à Parthenay, vers midi.
Sony BERGER et Alice LEJEUNE