Un verger solidaire planté sur les berges du Thouet à Parthenay

En partenariat avec plusieurs associations de défense de l'environnement, la ville de Parthenay poursuit son projet "Parthenay, vivons la nature". Un verger solidaire vient d'être planté, mercredi 28 janvier, le long des berges du Thouet. 

Vingt-cinq arbres fruitiers de huit variétés différentes. Pommier, poirier, prunier, pêcher, cerisier, cognassier, noyer, châtaignier. Voilà ce que l'on peut désormais retrouver dans le prolongement de la rue du pied de bouc, sur des parcelles situées au bord du Thouet, en dessous du Village des Solidarité. La ville de Parthenay possède une centaine d'hectares d'espaces verts, parfois laissés en friche comme sur cette parcelle. "Pour que les habitants puissent s'approprier cet espace naturel", la ville mène donc depuis octobre son projet "Vivons la nature". Après une phase de concertation avec le Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement (CPIE) de Gâtine Poitevine, ce projet est entré dans une phase plus concrète avec la plantation d'arbres, mi-décembre à la base des Loisirs de Parthenay.

Deux-Sèvres Nature Environnement est partenaire de la ville. Sur ce projet de plantation de verger solidaire, Bocage Pays Branché a aussi apporté son expérience en matière de plantation notamment sur le paillage biodégradable et sur le bois déchiqueté favorisant une meilleure dynamique de vie au sol. Parcelle d'un hectare.

PENSER UNE FRAPPADINGUE PLUS RESPECTUEUSE DE L'ENVIRONNEMENT

A l'occasion du point presse pour présenter l'initiative, Jean-Michel Prieur à aborder la Frappadingue, cette course d'orientation qui passe notamment le long des berges du Thouet."C'est une manifestation importante. Elle permet de faire résonner la ville" a commencé le maire de Parthenay. "C'était important de la conserver mais de faire en sorte qu'elle s'intègre mieux dans notre patrimoine historique et naturel".

Les fosses à boues, sur les berges du Thouet peuvent être "assez impactantes pour le milieu naturel". Depuis un an maintenant, la ville travaille avec Deux-Sèvres Nature Environnement et les organisateurs de la Frappadingue pour réduire cet impact négatif. "Si la Frappadingue veut passer par le chemin des Rosaires, il n'y a pas de difficultés particulières. Par contre passer par une parcelle ou l'on va créer une zone humide, on a estimé que là c'était trop impactant" conclut Jean-Michel Prieur. 

140 000 euros ont été investi dans ce projet, financé à 40 % par la Région et par la Fondation Crédit agricole (10 000€). Pour cette parcelle 17 000 € ont été investis. Première récolte d’ici 3 ans.