La France sort à peine de ses journées les plus chaudes de son histoire. Même chose dans le département où les records ont tous été battus avec, selon Météo France, 44,3 degrés recensé à Surin, près de Niort, le mardi 23 juin. Une deuxième vague de chaleur est annoncée pour les premiers jours du Flip. Les modèles ont encore du mal à définir l'intensité de cette nouvelle canicule, mais on annonce 35 degrés pour le 8 juillet, jour d’ouverture de cette 40ème édition. "On a déjà des adaptations chaque année, sur un ensemble de points d'eau disponibles, des brumisateurs" répondait Etienne Delorme, le directeur du Flip, à l'occasion du point presse de présentation de cette édition anniversaire. Depuis plusieurs années, les questions sont posées, mais les réponses n'évoluent pas aussi vite que les températures augmentent. "On a une adaptation qui peut s'opérer quand on a une décision préfectorale de fermer les différentes manifestations, du à un épisode caniculaire trop important" précisait aussi le directeur du Flip.
En 2022, le Flip avait déjà été impacté, "il y avait eu une après-midi de fermeture. On nous avait demandé de fermer à partir de 12h, 12h30. On pouvait rouvrir à partir de 21h".
Le constat fait par la communauté scientifique est factuel. Les vagues de canicules vont augmenter et se répéter. Surtout s’il n’y a pas une vraie prise de conscience politique. De quoi craindre des vigilances rouges, qui pourraient fortement impacter le festival. Comment imaginer une adaptation sur le long terme pour l'organisation du Flip et la communauté de communes Parthenay-Gâtine ? "Pour le moment, on n'a pas encore réfléchi à ces sujets. Je ne sais pas." répond Marina Piet, vice-présidente chargée du pôle ludique à la communauté de communes de Parthenay-Gâtine. Une réponse qui interroge, quand on voit que de nombreux événements ont été annulés la semaine dernière, à l'image du festival Garorock en Gironde, contraint d'annuler deux soirées.
Quelques pistes sont avancées malgré tout. Marina Piet met en avant la végétalisation comme solution, appuyée par le directeur du Flip qui avoue que "tout le monde se pose ces questions". La végétalisation, c’est bien le problème de la place du Drapeau, l’un des pôles important de l’événement et véritable "four goudronné" en plein cœur de Parthenay. "La communauté de communes peut vouloir plein de choses, c'est à la ville de faire ses aménagements. On est un peu tributaire de l'aménagement donné." renvoie Marina Piet.
L’année dernière le Flip a accueilli 200 000 personnes dans les rues de Parthenay. "Il y aura une réflexion à avoir, peut-être sur les horaires. On peut planter des arbres mais ça met du temps" ironise l'élue en charge du Flip à la CCPG. Un vrai enjeu se joue pour l’avenir de cette manifestation reconnue par les acteurs du jeu pour son aspect à ciel ouvert. Mais jusqu’à quand ?
Sony BERGER