Le parlanjhe, le patois de chez nous, vit une seconde jeunesse. Après la création des "cafés pathois" au Tallud en 2023, et la fête du parlanjhe organisée à Vouhée en 2024, la pratique de cette langue interesse de plus en plus. Pour satisfaire cette demande, l'UPCP Métive, lance des ateliers, le 3ème jeudi du mois, de janvier à juin, dans la bibliothèque du Cerdo, à Parthenay. C'est finalement la suite logique des ateliers proposés lors du dernier festival de Bouche à Oreille. "Ca fait longtemps que nous souhaitions mettre en place un rendez-vous de transmission de la langue poitevine-saintongeaise" sourit Jakub Polaszczyk, médiateur documentaire au CERDO et animateur de ces stages. Ces cours seront assurés par Philippe Dufour, que vous connaissez bien sur Radio Gâtine avec sa chronique Cllément Collé.
Quand il s'agit de parler de langue et de transmission, Philippe Dufour en connait un rayon. Cette idée d'ateliers de transmissions datent de 2023. Tout part d'une discussion avec Marie-Hélène Lay, vice-doyenne de la faculté des lettres et des langues de Poitiers. "C'est elle qui m'a soufflé cette idée" retrace l'ancien professeur et directeur de l'école de Fénéry. Qu'est ce qu'on va retrouver dans ces 6 ateliers ? "Il y aura un grand thème par rendez-vous". Les verbes pour commencer, "c'est grâce à eux qu'on fait passer les premières émotions avec un enfant par exemple. Fait risette, mange, assis-toi" enseigne Philippe Dufour, intarissable quand il explique sa méthode. Une méthode ? "non, je préfère parler de mécanique de la langue" nuance celui qui est aussi auteur et consultant pour l'univesité de langue de Poitiers.
Plus qu'un apprentissage, ces rendez-vous vont aussi donner des clés pour pouvoir répondre aux interlocuteurs qui pensent que le parlanjhe "n'est pas une langue". "Il faut oser parler, il faut se redresser pour oser" image Philippe Dufour. Pendant longtemps, le patois saintongeais a subi une vraie injonction. Avec ces ateliers, "on est la pour accompagner tout le monde" explique Jakub Polaszczyk. L'UPCP souhaite s'adresser à tous, et plus particulièrement à ceux qui ont un projet avec le parlanjhe : "une émission de radio, une traduction, une retranscription de collectage" énumère le médiateur documentaire. 5 personnes sont déjà inscrites pour ces futurs moments qui s'accompagneront "d'un petit grignotage" conclut Philippe Dufour.