"L'espérance doit-elle disparaître ?". Dans son appel du 18 juin 1940, dans les studios de la BBC à Londres, le Général de Gaulle interrogeait les français sur l'espérance de ne pas céder à la défaite, à l'Allemagne nazie, et au régime de Vichy. 86 ans après, dans un contexte où l'extrême droite n'a jamais été aussi forte en France, les mots du premier président de la Vème République (1959-1969) ont-il un écho particulier ? "Nous avons besoin de faire union, commence Jean-Michel Prieur, le maire de Parthenay. Il est important de faire un rappel des valeurs essentielles de la République. Le risque d'une dictature est toujours présent, il est important de se poser des questions avant de glisser ce bulletin dans l'urne" précise le premier élu. "Il faut savoir faire cause commune devant l'adversité. L'adversité aujourd'hui c'est aussi ce combat contre les idéologies totalitaires qui sont en Europe" complète-t-il.
Devant la soixantaine de personnes présente ce jeudi, Jean-Michel Prieur a lu, comme le veut la tradition, les mots du Général de Gaulle. "Personnellement c'est une personnalité qui représente beaucoup de part ce qu'il était. C'était un homme de lettres et un homme d'épée. Il avait eu la capacité à réunir le peuple français, quelque soit ses sensibilités. Il y a toujours de l'émotion à lire ses mots chaque année" traduit le maire. La sous-préfète des Deux-Sèvres, Laetitia Kulis, a lu le message d'Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants : "A l'heure ou le monde est à nouveau travaillé par la tentation de la force brute, cet appel nous rappelle une exigence intacte : un peuple n'est jamais aussi grand que lorsqu'il refuse la défaite de l'esprit et se donne les moyens de défendre sa liberté".
Sony BERGER