"30 % de la poubelle noire, ça peut aller au compost" : des composteurs partagés sont installés en Val de Gâtine et en Parthenay-Gâtine

Trier les biodéchets, c'est obligatoire depuis le 1er janvier 2024. Pour encourager leurs habitants à faire du compost, les communautés de communes Val de Gâtine et Parthenay-Gâtine installent des composteurs partagés.

À Pompaire, c'était samedi dernier, à côté du parking rue des Chaumes. Du côté de Saint-Christophe-sur-Roc, le site de compostage sera inauguré le 10 octobre à l'espace Francis Gonnord. Les intercommunalités Val de Gâtine et Parthenay-Gâtine s'allient pour mettre en place ce service. "Les gens ont des seaux pour déposer leurs biodéchets", décrit Patrice Bergeon, l'élu en charge des déchets à Parthenay-Gâtine. La démarche pourrait faire diminuer les quelque 4 000 tonnes par an de déchets ménagers pour Parthenay-Gâtine. Ils sont incinérés ou enfouis par le SMITED, une entreprise située à Champdeniers.

Limiter la hausse des coûts du traitement des déchets

Pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas faire de compost chez eux, l'option du compost partagé peut s'envisager. Les communautés de communes qui ont franchi le pas espèrent que, dans les communes rurales, les habitants auront le réflexe. Cela ferait faire des économies sur plusieurs aspects aux deux collectivités. "Le traitement des déchets, ça coûte 265 euros par habitant tous les ans", compte Patrice Bergeon. "Et ça augmente tous les ans, surtout la taxe de l'Etat", déplore l'élu. La solution, c'est donc de faire moins de déchets. 

Avec le système du compost, "jusqu'à 30 % de la poubelle des déchets ménagers pourraient disparaître", s'exclame l'élu, même s'il n'est pas dupe. Le tri est encore compliqué pour certains habitants, alors faire du compost, ça va prendre du temps. 

De la matière pour les espaces verts et les particuliers

Le compost récolté pourra servir aux services des communes concernées pour nourrir les bacs à fleurs. Les particuliers pourront aussi en récupérer. Un mélange de biodéchets et de broyat sera fait par les agents des communes, voire les élus.

Alice LEJEUNE